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Les peuples autochtones

Les plus grandes communautés habitent dans les départements de la Sangha et de la Likouala, à l’extrême nord du Congo.

Les peuples autochtones sont repartis en Afrique centrale au Burundi, au Cameroun, au Congo, au Gabon, en RCA, en RDC, au Rwanda; on les retrouve également en Afrique de l’Est en Tanzanie, en Ouganda et au Kenya.

Selon les pays, on les appellent soit, les « Batwa » au Burundi au Rwanda,en Ouganda et dans l’est de la RDC ou encore « Bambuti », « Baka » en RCA et au Gabon, »Yaka » et « Babendjelle » au Congo, « Baka » et « Bagyeli » au Cameroun.

Mode de vie

Les peuples Autochtones d’Afrique Centrale se divisent en plusieurs groupes et sous-groupes. Ils connaissent des évolutions et des fortunes diverses, selon les pays, leur habitat (en forêt ou à proximité des autres communautés nationales), ou leur activité de base. Employés généralement dans les travaux agricoles, l’élevage et la chasse lucrative, ils sont recrutés également dans l’exploitation forestière où ils excellent en botanique et travaillent comme des pisteurs, des prospecteurs ou des manœuvres.

Les peuples autochtones utilisent également pour la chasse l’arbalète, les flèches et la sagaie. La pêche est pratiquée pendant les décrues. Les outils utilisés sont la ligne de fond, les pièges, les nasses, les épuisettes. L’artisanat fournit aux besoins de tissage de vêtement, de fabrication du mobilier, de pirogues et pagaies, des armes de chasse et de filets, du travail de fer.

Dans toutes ces activités, les peuples autochtones travaillent pour les Bantous. Cette situation laisse apparaître un rapport de maître à esclave. Il y a une forme d’inactivité inconsciente instituée et valorisée par les Bantous qui donnent l’impression des hommes réussis, d’autant plus qu’ils disent avoir des personnes à leur service, c’est-à-dire qui travaillent pour eux. Ils peuvent se tenir à l’aise, se prélasser à longueur de journée au village, regarder travailler et donner des ordres. Cet état maintient les peuples autochtones dans une situation d’arriération évidente. En général, leur intégration, conformément à la Constitution du pays qui garantit les mêmes droits et libertés à tous les citoyens, a toujours posé problème.

Difficultés

Dans leur environnement immédiat ou lointain, les peuples autochtones « font face aux mêmes difficultés : les stéréotypes négatifs de leurs compatriotes, l’exclusion sociale et politique, la perte des terres et ressources naturelles, la marginalisation et la discrimination, l’analphabétisme ». ONUB-Magazine, n°1O : Spécial Batwa, juin 2006, p.14

D’une manière générale, elles ne disposent ni cadre ni moyens d’expression et de ce fait, elles croupissent dans un isolement fortuit à la base de leur léthargie séculaire.

Dans un cadre sociétal élargi, ces peuples sont des « hors-la loi » : elles ne se retrouvent nulle part dans le champ du tissu social et même les garde-fous protecteur de la survie des autres composantes de la société semblent ne pas les concerner.

« Les twa forment un groupe social à part. Ils n’ont ni propriété, ni bétail, ni habitations fixes. La plupart des interdits et tabous ne les frappent pas. Ils se placent en dehors des lois et des coutumes de la société. Il n’y a aucune possibilité de rapports étroits, intimes, amicaux entre les twa et les autres hommes, à l’exception du roi. »

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